Logiciel de trésorerie : comparatif 2026 de 17 solutions pour ETI et groupes
Ce comparatif présente 17 logiciels de trésorerie et de planification financière, ainsi qu’Excel, du point de vue d’une direction financière d’ETI ou de grand compte multi-entités.
Transparence. Ce comparatif est réalisé par Cashlab, éditeur de l’une des solutions présentées. Il s’appuie sur les informations publiées par chaque éditeur sur son site et dans la presse spécialisée (octobre 2026). Les sources figurent en fin d’article.
L’essentiel du comparatif
Trois familles de solutions
Les outils de suivi et de prévision de trésorerie (visibilité et anticipation du cash), les TMS (exécution : paiements, connectivité bancaire, risques) et les plateformes EPM (planification financière globale).
Cinq critères de choix
La complexité du groupe, l’horizon de prévision, la place de l’outil dans le système d’information, l’accompagnement et le coût total sur la durée.
Pour les ETI et grands comptes multi-entités
Les points clés sont la consolidation par entité et au niveau du groupe, la prévision glissante à 13 semaines et le budget de trésorerie en méthode directe et indirecte (TFT).
Quelles sont les priorités des directions financières en 2026 ?
Géopolitique, ralentissement économique, guerre commerciale, IA : la crise n’est plus l’exception, elle est devenue le contexte dans lequel les directions financières décident. Dans cet environnement, attendre le retour à la normale n’est plus une stratégie. Les directeurs financiers sont au cœur des arbitrages : investissement, risques, cash et BFR. Pour les mener, ils ont besoin d’une vision claire de leur trésorerie.
C’est ce que confirme la dernière étude PwC / DFCG sur les priorités des directions financières, menée auprès de plus de 250 dirigeants financiers. Trois priorités se dégagent pour 2026 :
Des modèles de pilotage de la performance plus précis et évolutifs
Face à un environnement devenu imprévisible, les dirigeants financiers misent sur des modèles de pilotage plus précis, plus larges et plus évolutifs.
La gestion du cash, pour sécuriser la liquidité
Dans un contexte économique volatil, sécuriser la liquidité, anticiper les besoins de financement et préserver la capacité d’investissement deviennent des enjeux centraux.
L’efficacité des processus et de l’organisation
Elle entre dans le top 3, pour les grands groupes comme pour les ETI et les PME. Trois enjeux la portent : préserver les ressources consacrées à la transformation malgré des coûts contraints, tirer parti de l’automatisation, de la data visualisation et de l’IA, qui exigent des processus harmonisés, et rendre la fonction Finance plus attractive.
L’étude précise aussi les besoins côté trésorerie :
des entreprises ont un BFR non optimisé qui compromet leur liquidité. Un meilleur pilotage de la trésorerie est désigné comme le premier levier pour améliorer la gestion du cash.
jugent que le manque de visibilité sur les flux limite leurs décisions. Le cash forecasting et les algorithmes prédictifs fondés sur l’IA leur permettraient d’anticiper et de gagner en réactivité.
veulent déployer un outil (TMS avec intégration bancaire automatisée et réconciliation bancaire) pour supprimer les ressaisies et automatiser reportings et contrôles.
Source : PwC / DFCG, Priorités des directions financières 2026
Une nouvelle manière de mesurer et d’anticiper la performance
IA, data, automatisation, trésorerie, consolidation, pilotage financier et opérationnel : la manière dont les entreprises mesurent et anticipent leur performance est en train de profondément changer. Dans un environnement plus complexe, plus rapide et plus incertain, mesurer la performance passée ne suffit plus. Il faut désormais mieux exploiter la donnée, tirer parti de l’IA, automatiser certains processus, anticiper les trajectoires et rapprocher performance financière et opérationnelle.
Ce benchmark compare 17 solutions de trésorerie et de planification financière à l’aune de ces priorités, du point de vue d’une direction financière d’ETI ou de grand compte multi-entités.
Pourquoi s’équiper d’un logiciel de trésorerie ?
Un logiciel de trésorerie remplace la consolidation manuelle des relevés bancaires et des prévisions par une collecte automatique et une méthode commune à toutes les entités. Il devient nécessaire quand la trésorerie ne peut plus être pilotée sur des fichiers dispersés.
Dans beaucoup d’organisations, la trésorerie reste suivie de façon fragmentée : relevés téléchargés banque par banque, fichiers consolidés à la main, prévisions construites sur un modèle que peu de personnes maîtrisent. Cette organisation tient tant que le groupe reste simple. Elle atteint ses limites dans quatre cas :
Plusieurs entités à consolideren plusieurs devises, avec des flux intragroupe
Des actionnaires ou des banques qui attendent des réponses rapidesnotamment sous LBO ou avec des covenants à respecter
Un BFR à piloterquand les délais de paiement clients s’allongent
Une équipe finance qui changeavec un modèle dont le savoir-faire repose sur une ou deux personnes
Une solution dédiée automatise la collecte des données bancaires et comptables, applique une même méthode de prévision à toutes les entités et conserve l’historique des versions. Elle permet aussi de comparer le réel au prévisionnel. Le temps passé à consolider se reporte sur l’analyse et la décision.
Comment choisir un logiciel de trésorerie ?
Cinq critères permettent de choisir un logiciel de trésorerie : la complexité du groupe, l’horizon de prévision, la place de l’outil dans le système d’information, le niveau d’accompagnement et le coût total sur la durée.
Le marché réunit des solutions aux origines très différentes. Avant de comparer les fonctionnalités, cinq questions permettent de cibler les solutions qui correspondent à votre organisation.
1Quelle est la complexité de votre groupe ?
Une entreprise mono-entité aux flux simples n’a pas les mêmes besoins qu’un groupe multi-entités, multi-devises, avec des flux intragroupe. Les outils issus du marché des PME couvrent bien le premier cas. Le second demande une consolidation par entité et au niveau du groupe.
2Jusqu’où voulez-vous projeter votre trésorerie ?
Certaines solutions se concentrent sur le suivi des soldes et la prévision à quelques semaines. D’autres vont jusqu’au budget de trésorerie, avec bilan et compte de résultat prévisionnels. Pour les directions financières qui doivent relier trésorerie et contrôle de gestion, le budget de trésorerie en méthode directe et indirecte (TFT), réconcilié, est un critère déterminant.
3Quel est le rôle de l’outil dans votre système d’information ?
Les TMS couvrent largement l’exécution : connectivité bancaire, paiements, risques de change et de taux, conformité. Ils s’adressent surtout aux groupes dotés d’une équipe trésorerie structurée, mais mettent moins l’accent sur la planification financière. Selon le TMS, le prévisionnel court terme se limite parfois à des fiches de prévision saisies en valeur ; un outil complémentaire permet alors de construire une prévision glissante à 13 semaines. De la même façon, un TMS déjà en place peut être complété par une solution dédiée au budget de trésorerie en méthode directe et indirecte, qui récupère ses données réalisées. Les plateformes financières plus larges (planification d’entreprise, achats, reporting, consolidation légale) intègrent la trésorerie comme un module parmi d’autres. Selon que vous ayez déjà un ERP, un TMS ou des outils de BI, la solution doit compléter l’existant sans le dupliquer.
4De quel accompagnement avez-vous besoin ?
Le paramétrage des règles de prévision, la structure des reportings et la formation des équipes conditionnent l’usage réel de l’outil. Le niveau d’accompagnement proposé varie fortement d’un éditeur à l’autre : support technique, chargé de compte, ou experts trésorerie présents de l’implémentation à l’utilisation.
5Quel est le coût réel sur la durée ?
Le prix d’abonnement ne reflète qu’une partie du coût. Certaines offres affichent un tarif d’entrée bas, puis facturent à part les paramétrages complémentaires, l’assistance et le conseil, au fil des besoins. D’autres intègrent l’accompagnement dans leur prix, pour un coût initial plus élevé mais plus prévisible. La différence compte surtout sur les sujets les plus complexes à modéliser : tableau de flux de trésorerie (TFT), projection du bilan, suivi de la dette nette et des covenants. Ces modélisations demandent un accompagnement métier soutenu au démarrage. Pour comparer les offres, il est utile de demander le coût total sur trois ans, mise en place, formation et assistance comprises.
Quelle différence entre un TMS, un outil de prévision de trésorerie et un EPM ?
Un TMS gère l’exécution de la trésorerie, un outil de suivi et de prévision en donne la visibilité et l’anticipation, et un EPM planifie la performance financière globale de l’entreprise. Les trois peuvent coexister dans un même système d’information.
TMS (Treasury Management System)
Connectivité bancaire, paiements, risques de change et de taux, cash pooling, conformité.
Exemples : Kyriba, Diapason, Neofi, TIS, GTreasury.Outil de suivi et de prévision de trésorerie
Suivi quotidien des soldes, prévision glissante, budget de trésorerie, analyse des écarts et du BFR.
Exemples : Cashlab, Cegid Treasury, Agicap, Okimia, Taïga.EPM (Enterprise Performance Management)
Budget, prévisions et états financiers à l’échelle de l’entreprise, souvent au-delà de la finance ; la trésorerie y est un sujet de planification parmi d’autres.
Exemples : Pigment, Board, Anaplan, Amelkis, Lucanet.Quand passer d’Excel à un logiciel de trésorerie ?
Il est temps de passer d’Excel à un logiciel de trésorerie quand la consolidation des entités, la mise à jour des prévisions ou la production des reportings dépendent du temps disponible plutôt que du besoin de l’entreprise.
Un outil installé et flexible
Excel reste l’outil le plus utilisé pour le suivi et la prévision de trésorerie. Il est déjà installé, connu de toutes les équipes finance et entièrement flexible : chaque entreprise peut y construire le modèle qui correspond à son organisation. Pour une entreprise mono-entité aux flux simples, il répond souvent au besoin.
La contrepartie de cette flexibilité
Cette flexibilité a une contrepartie. Excel n’intègre aucune logique de trésorerie : les relevés bancaires et les données comptables doivent être importés et retraités à la main, à chaque mise à jour. La consolidation de plusieurs entités repose sur des liens entre fichiers, et le risque d’erreur augmente avec leur nombre. Le modèle dépend souvent de la personne qui l’a construit. Il n’y a ni connexion bancaire, ni historique des versions, ni piste d’audit. Le délai de production d’un reporting dépend du temps disponible pour le préparer.
Les signaux qui indiquent qu’il est temps de passer à une solution dédiée
- La consolidation des entités prend plusieurs jours chaque mois
- La prévision à 13 semaines n’est pas mise à jour aussi souvent que nécessaire
- Expliquer un écart entre le réel et le prévisionnel demande de reconstruire le calcul
- Les actionnaires, les banques ou le comité attendent des reportings plus fréquents ou plus détaillés
- Le modèle repose sur une seule personne, et son absence bloque la production
Ce qui change avec une solution dédiée
Adopter une solution dédiée ne signifie pas forcément abandonner Excel. Le budget d’exploitation, souvent construit dans Excel, peut être importé tel quel pour être transformé en budget de trésorerie. Les exports restent disponibles pour les analyses ponctuelles. Ce qui change, c’est la production : les données bancaires et comptables sont collectées automatiquement, la même méthode s’applique à toutes les entités, et chaque version est conservée. Les équipes passent moins de temps à consolider et davantage à analyser.
Les logiciels de trésorerie comparés
Cashlab
En résumé : outil de suivi et de prévision de trésorerie pour ETI et grands comptes multi-entités, qui réunit suivi quotidien, prévision à 13 semaines et budget de trésorerie direct et indirect (TFT) réconcilié, avec un accompagnement par des experts trésorerie.
- Création
- 2017, Paris
- Fondateur
- Benjamin Madjar, ancien consultant EY et Deloitte
- Cœur de cible
- ETI et grands comptes multi-entités, sans TMS ou avec un TMS à compléter
- Clients
- Brittany Ferries, Losch, LG Groupe, Carter Cash, Groupe Charlois, Maison Berger, Poiray, Transports Capelle
L'offre s'articule en trois modules :
Connectivité
Connexion aux banques par API, EBICS et serveur SFTP, et à tous les ERP par API ou serveur SFTP (notamment SAP, Oracle, Microsoft Dynamics, Sage et Cegid).
Communication bancaire
Relevés récupérés par API, EBICS T ou serveur SFTP (formats CFONB, MT940, CAMT). Paiements émis par EBICS TS ou SWIFT.
Sécurité
Plateforme certifiée ISO 27001, CSA STAR, SOC 1 et SOC 2 Type II.
IA et application mobile
L'IA intégrée via un MCP permet d'interroger les données Cashlab en langage naturel depuis les IA compatibles (Claude, Gemini…) et de préparer les reportings. L'application mobile affiche les soldes du jour, par banque et par entité.
Personnalisation et workflows
Structures de reporting paramétrées selon chaque client, modules mis en place selon ses besoins. Des workflows organisent la collecte et la validation des prévisions entre les entités et le siège.
Expertise et co-construction
Le laboratoire du cash : des experts trésorerie (25 ans d'expérience cumulée) accompagnent le client de l'implémentation à l'utilisation, avec des formations certifiées Qualiopi. Les fonctionnalités sont co-construites avec les clients, comme le récent module de suivi des cautions et garanties.
« Cashlab répond complètement à notre besoin d'avoir un budget de trésorerie, un bilan, un TFT prévisionnel avec une mise en œuvre simple et rapide. »
Nathalie Tamic, Trésorière Groupe, Brittany Ferries
TMS et suites de trésorerie
6 solutionsCegid (Cegid Treasury, ex-Cashsolve)
Suite de trésorerieEn résumé : offre trésorerie d’un éditeur de gestion français, déclinée de la PME (Exabanque) au groupe international (Allmybanks), avec un module Financial Planning pour le budget de trésorerie direct et indirect.
Lire la fiche
Cegid a racheté le Groupe ACA en 2021, éditeur des logiciels de trésorerie Cashsolve et Thetys, puis Exalog (Allmybanks, Exabanque) en juillet 2024. L'offre est aujourd'hui répartie entre Cegid Treasury (ETI et grandes entreprises), Allmybanks (groupes de plus de 500 salariés, multi-entités internationaux) et Exabanque (PME de 10 à 500 salariés en zone SEPA).
Cegid Treasury se compose de quatre modules : Payment Factory, Cash Management, Cash Forecasting (prévision glissante à 13 semaines) et Financial Planning (états financiers prévisionnels, covenants, réconciliation direct/indirect). La connectivité bancaire passe par SWIFTNet, EBICS TS et host-to-host. Cegid met en avant les utilisateurs illimités sans surcoût et l'hébergement des données en France.
Allmybanks regroupe la gestion bancaire (relevés, paiements, encaissements, workflow de validation, signature numérique), la trésorerie groupe (cash pooling, gestion intragroupe, contrôle des frais bancaires, risque de change) et le reporting. Des options s'y ajoutent : interface comptable, rapprochement comptable automatisé, centrale de paiements (PoBo) et mandathèque. La solution est certifiée ISO 27001 et ISAE 3402 et connectée au réseau SWIFT. Côté prévision, Cegid Treasury permet la collecte collaborative des prévisions auprès des entités, l'analyse des écarts réel/prévisionnel et la comparaison de scénarios. Clients cités : Savencia, Veepee, OVH, Hitachi, Chantiers de l'Atlantique.
Kyriba
TMSEn résumé : TMS international pour grands groupes et multinationales, centré sur les liquidités, les paiements et les risques financiers.
Lire la fiche
Kyriba est un TMS fondé en 2004 en France, dont le siège est aujourd'hui aux États-Unis. L'éditeur revendique plus de 3 000 clients dans plus de 100 pays, dont 30 % des sociétés du CAC 40. La cible est l'ETI, le grand groupe et la multinationale, avec une offre Mid-Market et une offre Enterprise.
La plateforme couvre la gestion des liquidités, les paiements internationaux, les risques de change et de taux, le cash pooling, le netting, le BFR et les prévisions assistées par IA. Elle se connecte à plusieurs milliers de banques (SWIFT, EBICS, H2H) et nativement à SAP, Oracle, NetSuite et Microsoft Dynamics. Kyriba se positionne sur l'« Enterprise Liquidity Management ».
Kyriba annonce une connexion à plus de 10 000 banques dès le déploiement. L'offre est organisée en cinq domaines (trésorerie, gestion des risques, paiements, connectivité, fonds de roulement) autour d'une plateforme appelée « Liquidity Performance ». L'éditeur met en avant TAI, son IA agentique, et la prévention de la fraude sur les paiements. Il s'adresse aux grandes entreprises (plus d'1 Md$ de chiffre d'affaires), aux ETI, au secteur public et aux banques.
Diapason
TMSEn résumé : TMS modulaire français pour ETI et grands groupes, de la gestion des liquidités aux garanties et aux risques financiers.
Lire la fiche
Diapason est un éditeur français issu de MCC Soft (créé en 1990), dont la marque Diapason date de 2008 et la plateforme myDiapason de 2022. Il revendique plus de 20 000 utilisateurs dans 50 pays et une présence dans 20 à 40 % des sociétés du CAC 40 selon les sources. La cible est l'ETI, le grand groupe, l'institution financière et le family office.
La suite est modulaire : Liquidités, Paiements, Risques financiers, Garanties, Investissements et un module IA d'aide à la décision. Elle se connecte aux banques via SWIFT, EBICS et FTP, aux ERP SAP, Oracle, Cegid et Microsoft, et à Power BI. Le déploiement est possible en SaaS ou sur site. Diapason a racheté Fairways Guaranties en 2025 et DeftHedge (risque de change) en 2026, et défend une approche « Treasury Value Management ».
Pour les ETI, Diapason met en avant une approche modulaire : démarrer par le module le plus critique (myDiapason Liquidity, Payment, Risk, Guarantees ou Invest), puis ajouter les autres. Le « Treasury Value Management » repose sur quatre piliers : visibilité en temps réel sur les flux, les risques et les engagements, analyses prédictives, vision partagée entre trésorerie, finance et direction générale, et pilotage intégré. L'éditeur est certifié ISO/IEC 27001 et SOC 2 Type 2. Clients cités : Andros, Maisons du Monde, Fnac Darty, SNCF, La Poste, Lactalis, Eiffage.
Neofi
TMSEn résumé : TMS français orienté paiements et interopérabilité entre ERP, banques et applications.
Lire la fiche
Neofi est un éditeur français créé en 2006 et intégré au Groupe Sixaxe. Il revendique plus de 500 utilisateurs dans 18 pays, avec des clients comme Stellantis, Accor, AXA, BNP Paribas, SNCF et Orange.
L'offre couvre les paiements, la communication bancaire, la gestion de trésorerie, la prévision (NEOFI Forecast : scénarios mensuels par rubrique budgétaire, calcul automatique des écarts), l'anti-fraude, les frais bancaires, les pouvoirs bancaires et le rapprochement comptable. Son positionnement repose sur l'interopérabilité : collecter et transformer les flux entre ERP, banques et applications hétérogènes, sans remplacer l'existant.
Neofi présente quatre offres : NEOFI TMS MASTER (gestion de trésorerie clé en main), NEOFI TMS (trésorerie avancée et adaptée aux besoins), NEOFI TRMS (TMS complété par la gestion des risques) et NEOFI Exchange Hub (gestion des flux et orchestration des processus). Les modules incluent aussi le netting, la conformité, la génération d'écritures comptables, un moteur de règles et des tableaux de bord. Les environnements sont certifiés ISO 27001. Clients cités : Edenred, MAIF, Bolloré, Carrefour, Natixis, Air Liquide, Enedis.
TIS (Treasury Intelligence Solutions)
TMSEn résumé : plateforme allemande spécialisée dans les paiements d’entreprise et la connectivité bancaire.
Lire la fiche
TIS est une fintech allemande fondée en 2010, qui revendique plus de 300 clients, dont plus d'un quart des sociétés du DAX. Elle a racheté Cashforce (prévision de trésorerie et BFR) en juin 2022.
La plateforme est centrée sur les paiements : hub de paiements, connectivité bancaire, paiements internationaux, anti-fraude, filtrage des sanctions et workflows de validation. Elle ajoute la gestion des comptes bancaires, la visibilité sur le cash, la prévision assistée par IA et le suivi du BFR. TIS revendique plus de 11 000 options de connexion bancaire (SWIFT, EBICS) et des connecteurs ERP pour SAP (certifié), Oracle Fusion, NetSuite et Dynamics 365. L'offre ne couvre pas la comptabilité de trésorerie ni la gestion des dérivés.
TIS structure l'offre en trois blocs : Payments Hub, Cash Visibility et Intelligence & AI. La prévision par IA se recalibre automatiquement à chaque cycle, et un assistant IA permet d'interroger les données de trésorerie en langage naturel, avec piste d'audit. TIS annonce 80 Md$ de cash géré chaque jour et 2 700 Md$ de transactions par an. Clients cités : Unilever, Siemens Gamesa, TomTom, Medtronic, Boehringer Ingelheim, Nintendo of Europe.
GTreasury (Ripple Treasury)
TMSEn résumé : TMS américain complet, devenu Ripple Treasury, avec une gestion native des actifs numériques.
Lire la fiche
GTreasury est un TMS américain basé dans l'Illinois, avec plus de 40 ans d'historique. Ripple l'a racheté en octobre 2025 pour 1 Md$ et a lancé en avril 2026 des fonctions natives d'actifs numériques (XRP, RLUSD) sous le nom Ripple Treasury.
La plateforme couvre la gestion des liquidités multi-devises, la prévision, les paiements, les instruments financiers et la comptabilité de couverture, la dette et les placements, ainsi que le rapprochement (via le rachat de SolveXia). La couche de connectivité ClearConnect relie banques, ERP (SAP, Oracle Fusion, NetSuite, Microsoft Dynamics) et dépositaires d'actifs numériques. La cible va des PME et ETI aux entreprises du Fortune 500.
Ripple Treasury y annonce 13 000 banques connectées, 12 500 Md$ de volume de paiements et une mise en œuvre en 90 jours pour la visibilité et la prévision de trésorerie. L'offre comprend aussi le netting, la banque interne (in-house banking), le reporting réglementaire et un portefeuille d'actifs numériques. L'IA GSmart propose des agents dont chaque action est soumise à validation humaine et tracée. Clients cités : American Airlines, Volvo, Subway, Woolworths, STIHL, Hanesbrands.
Outils de suivi et de prévision
3 solutions, en plus de CashlabAgicap
Suivi et prévisionEn résumé : plateforme de trésorerie issue du marché des PME, étendue aux ETI, aux postes clients et fournisseurs et à la facturation électronique.
Lire la fiche
Agicap est une fintech lyonnaise qui revendique plus de 8 000 directions financières clientes dans 12 pays. La cible historique est la PME (10 à 500 salariés), avec une offre dédiée aux ETI.
La plateforme couvre le suivi de trésorerie avec rapprochement automatique par IA, le prévisionnel multi-horizons (jour, 13 semaines, annuel), les scénarios, la consolidation multi-entités, le recouvrement, les paiements fournisseurs, les cartes, la dette et l'affacturage. Les connexions passent par DSP2, EBICS TS, H2H et SWIFT pour les banques, et par API ou SFTP pour plus de 400 ERP. Agicap met en avant la simplicité d'utilisation et la modularité.
Agicap se présente comme une plateforme IA qui fait le lien entre flux bancaires et comptables : trésorerie, postes clients et fournisseurs, paiements, gestion des dépenses et facturation électronique en tant que Plateforme Agréée. L'offre ETI met en avant la consolidation Groupe (vision par société, banque ou compte), la récupération des flux par EBICS, la validation des paiements multi-bancaires via EBICS TS, la conversion du compte de résultat prévisionnel en vision cash et la comparaison de scénarios.
Agicap présente également un budget de trésorerie en méthode indirecte, construit à partir du compte de résultat prévisionnel. Chaque rubrique y est ventilée en pourcentages vers des catégories de trésorerie, puis des délais de paiement sont appliqués pour obtenir un budget de trésorerie mensualisé. C’est une approche utile, qui relève de la méthode directe : elle ne produit pas de tableau de flux de trésorerie (TFT), qui part du résultat et passe par la variation du BFR et du bilan.
Agicap propose aussi un chargé de compte dédié, une gestion des droits par profil, une application mobile et une connexion à Claude. Pour les trésoriers, Agicap propose le placement des excédents et la protection des prévisions contre les risques de change et de taux.
Okimia (ex-Fygr)
Suivi et prévisionEn résumé : logiciel de suivi et de prévision de trésorerie pour TPE et PME, avec des tarifs publics.
Lire la fiche
Fygr, fondé en 2020 à Paris, a pris le nom d'Okimia le 18 juin 2026 en lançant un module de paiement. L'éditeur revendique plus de 3 000 clients, principalement des TPE et PME, avec des tarifs publics à partir de 69 € par mois.
Okimia propose la synchronisation multi-banques, la prévision au jour, à la semaine ou au mois avec scénarios, les tableaux de bord, la consolidation multi-entités, les virements SEPA via EBICS, les cartes d'entreprise et le placement de trésorerie. Il se connecte aux logiciels comptables (Sage, Cegid, Pennylane), par API et via un serveur MCP. L'éditeur met en avant une mise en route en quelques jours et publie des pages comparatives face à Agicap, Pennylane, Qonto, Qotid, Trezy et Excel.
Okimia affiche plus de 2 000 banques connectées et 1 Md€ de flux analysés chaque mois. Trois offres sont proposées : Starter à 69 € HT par mois (1 entité, 2 banques, 1 utilisateur), Pro à 104 € HT par mois (1 entité, 4 banques, 3 utilisateurs) et Entreprise sur devis (consolidation multi-entités, banques et utilisateurs illimités), avec un essai gratuit de 7 jours. L'éditeur annonce un prévisionnel assisté par IA, la construction d'un business plan par IA, un account manager dédié et des données hébergées en France.
Taïga
Suivi et prévisionEn résumé : gamme française de logiciels de prévision, de budget, de recouvrement et de cautions pour groupes multi-entités.
Lire la fiche
Taïga est un éditeur français de logiciels de trésorerie et de cash management en SaaS, créé en 2009 à Neuilly-sur-Seine. Il revendique plus de 5 000 utilisateurs actifs dans 60 pays et plus de 100 entreprises clientes, de la PME au grand groupe international. La gamme compte cinq logiciels : Cash Forecast (prévisions consolidées multi-entités, multi-devises et multi-horizons), Budget (planification financière et budgets consolidés), Cash Collection (recouvrement), Securities (cautions et engagements hors bilan) et Monitoring (analyses financières et reporting de suivi).
Les données sont collectées par une technologie ETL depuis les ERP (SAP, Oracle, Sage, Microsoft Dynamics), les TMS et les flux bancaires SWIFT/EBICS, ainsi que par import Excel, CSV, XML, FEC ou API REST. Cash Forecast gère des prévisions glissantes à J+7, J+30, J+90 et au-delà, l'analyse des écarts réel/prévisionnel par filiale ou groupe, le cash pooling et les intercos. Le module Budget construit bilan, compte de résultat et cash flow prévisionnels sur 12, 24 ou 36 mois à partir de lois d'apurement et d'encaissement/décaissement, et « reboucle prévisions directes et indirectes ». Budget et Cash Forecast sont deux logiciels distincts de la gamme.
Taïga se présente comme « leader français des logiciels de trésorerie et de cash management SaaS ». L'éditeur met en avant des consultants issus de la trésorerie et du credit management, un expert dédié par client, des formations incluses et une mise en production en 6 à 8 semaines. Il annonce 20 % du chiffre d'affaires investi en R&D. Clients cités : Groupe Trèves, SNCF Réseau, Vinci Construction, Groupe URCOOPA, Delsey.
Plateformes de planification financière (EPM)
4 solutionsCes plateformes couvrent la planification de la performance à l’échelle de l’entreprise : budget, prévisions, états financiers, consolidation, souvent au-delà de la finance (ventes, RH, supply chain). La trésorerie y est abordée par la planification du cash flow, à modéliser dans la plateforme, sans connectivité bancaire ni suivi quotidien des soldes annoncés.
Pigment
EPMEn résumé : plateforme française de planification d’entreprise (EPM) fondée sur l’IA, pour la finance et les opérations.
Lire la fiche
Pigment est une plateforme française de planification d’entreprise (EPM / FP&A), fondée en 2019 par Eléonore Crespo et Romain Niccoli. Elle a annoncé en octobre 2026 une levée de 250 M$, qui la valorise 2,3 Md$, et dépasse 100 M$ de revenus annuels récurrents. Clients cités : Danone, Siemens, Vinci Airports, Europcar, L’Oréal, Unilever, Klarna, Figma.
La plateforme couvre le budget et les prévisions avec analyse des écarts, le compte de résultat, le cash flow et le bilan, la consolidation, la planification long terme, les OPEX et CAPEX, le BFR, les effectifs et le chiffre d’affaires, ainsi que les ventes, les RH et la supply chain. Des agents IA analysent les données (Analyst Agent) et construisent des modèles à partir de demandes en langage naturel (Modeler Agent) ; un agent de simulation de scénarios est annoncé. Pigment propose des connecteurs natifs, des API ouvertes et des imports programmés. La plateforme est certifiée ISO 27001 et SOC 2 Type 2, avec un hébergement à Francfort ou dans l’Oregon.
Board
EPMEn résumé : plateforme suisse qui réunit BI et planification de la performance (EPM).
Lire la fiche
Board est un éditeur suisse fondé en 1994, qui revendique plus de 2 000 entreprises clientes. Il réunit dans une même plateforme la BI et la planification de la performance (EPM) et se présente comme Leader du Magic Quadrant Gartner 2025 des logiciels de planification financière.
L’offre finance couvre la planification et l’analyse financière (FP&A), la clôture, la consolidation et le reporting, la prévision et l’analyse des flux de trésorerie, la planification des investissements, la planification long terme et le reporting de gestion. D’autres modules couvrent la supply chain, les RH et la performance commerciale. Board propose des agents IA (FP&A Agent, Controller Agent) et un serveur MCP, et se connecte aux ERP, outils de BI et sources de données. Clients cités : Volkswagen, BASF, Burberry, Decathlon, Kraft Heinz.
Anaplan
EPMEn résumé : plateforme de planification connectée pour grandes entreprises et multinationales.
Lire la fiche
Anaplan est un éditeur fondé en 2006 au Royaume-Uni, coté en 2018 puis racheté en 2022 par le fonds Thoma Bravo pour 10,7 Md$. Il s’adresse aux grandes entreprises et multinationales aux modèles complexes, avec une approche de « connected planning » qui relie finance, ventes et supply chain.
L’offre finance comprend la planification financière intégrée, les états financiers intégrés, la consolidation (conversion des devises, opérations intragroupe, tableaux de flux de trésorerie), le FP&A, la planification long terme et le reporting de gestion. Anaplan Intelligence propose des agents IA par métier, dont un agent trésorerie consacré à la liquidité et au cash. Clients cités : Unilever, Manulife, Coca-Cola, Bayer, NVIDIA. Selon Daf-Mag, les grands déploiements durent de 12 à 24 mois, pour un prix d’entrée estimé autour de 200 000 $ par an.
Amelkis
EPMEn résumé : solution française de consolidation et de pilotage de la performance pour PME et ETI.
Lire la fiche
Amelkis est un éditeur français de consolidation et de pilotage de la performance, actif depuis plus de 20 ans (solution Opera, puis Amelkis EPM depuis 2023). Selon son partenaire Smarthys, plus de 3 000 groupes sont consolidés chaque année sur la solution, directement ou via des cabinets d’expertise comptable. La cible est la PME et l’ETI.
La plateforme couvre la consolidation multi-normes (IFRS, normes françaises), la réconciliation intragroupe, le budget et le business plan, le reporting de gestion, le crédit-bail (IFRS 16), le reporting ESG et CSRD, l’ESEF et le CbCR. L’IA est utilisée pour les prévisions, l’analyse prédictive et la détection d’anomalies. Amelkis s’intègre aux ERP, par API et à Power BI, avec un hébergement européen. Le cash flow y apparaît comme une vue de reporting ; aucun module de trésorerie dédié n’est annoncé. Clients cités : Etam, Assystem, Barbara Bui.
Solutions adjacentes
3 solutionsCes trois solutions abordent la trésorerie comme un module d'une offre plus large. Elles figurent dans le benchmark parce qu'elles peuvent être étudiées par les mêmes directions financières, sur un besoin différent.
EMAsphere
ReportingEn résumé : plateforme belge de reporting et de pilotage financier pour PME et ETI.
Lire la fiche
EMAsphere est une plateforme belge de pilotage financier fondée en 2015, avec des bureaux à Gand, Louvain-la-Neuve et Levallois-Perret. Elle s'adresse aux CFO et dirigeants de PME et ETI.
La trésorerie y est un module parmi d'autres : consolidation (éliminations intercos, multi-devises), reporting opérationnel avec plus de 100 KPI, budget et reforecast, et suivi de la trésorerie (soldes bancaires, DSO, DPO, BFR). Plus de 250 connecteurs alimentent la plateforme depuis les logiciels comptables, les banques (notamment via Isabel Connect) et les outils commerciaux ou RH. EMAsphere est distribué auprès des PME par des partenaires comme BNP Paribas ou EBP.
EMAsphere revendique plus de 10 000 clients et se présente comme une plateforme de données native finance, dotée d'une couche sémantique et interrogeable en langage naturel par IA, avec un serveur MCP et une API ouverte vers Power BI ou Tableau. Elle s'adresse aux CFO, aux dirigeants et aux éditeurs de logiciels, qui peuvent l'intégrer en marque blanche. Clients cités : Eurostar, Securex, Sothys, Louyet Group, Club Brugge.
Payflows
Suite financeEn résumé : suite finance française centrée sur les achats, les paiements et la facturation électronique.
Lire la fiche
Payflows est une fintech parisienne créée en 2022, qui a levé 25 M€ en série A en 2024 et est Plateforme Agréée (PA) de facturation électronique depuis avril 2026. Elle cible les directions financières d'entreprises de plus de 300 salariés, ETI et grands groupes.
L'outil se présente comme une surcouche au grand livre de l'ERP. Il couvre les achats (procure-to-pay), les paiements fournisseurs, la trésorerie (prévisions, rapprochement bancaire, paiements internationaux), le recouvrement et la facturation électronique. La trésorerie y est un module d'une suite financière, et non le cœur de l'offre.
Payflows se décrit comme « The Enterprise Finance OS ». L'offre est organisée en quatre produits : Apollo (de la demande d'achat à la réception), Vera (de la demande fournisseur au contrat), Athena (de la comptabilité fournisseurs au reporting fiscal) et Metis (du paiement au rapprochement bancaire). La partie trésorerie couvre la visibilité sur le cash, les prévisions, le rapprochement, les paiements internationaux et le suivi des risques. Payflows propose des agents IA (traitement des factures, renouvellement des contrats, support aux collaborateurs) et annonce des prévisions de trésorerie 60 % plus précises. Clients cités : Safran, Leroy Merlin, Ledger, Swile, Alan, Monaco Telecom.
Lucanet
ConsolidationEn résumé : plateforme allemande de consolidation légale et de planification financière.
Lire la fiche
Lucanet est un éditeur allemand qui se présente comme une « CFO Solution Platform ». Il cible les entreprises européennes de taille moyenne et les groupes multi-entités de 50 à 5 000 salariés.
Le cœur de l'offre est la consolidation légale (IFRS, HGB) et la planification financière, complétées par le reporting ESG, la liasse, le XBRL, la fiscalité, les contrats de location et un module Banking & Cash Management. Ce module donne accès à plus de 13 000 connexions bancaires (EBICS, SWIFT, API open banking, H2H), aux positions de trésorerie, au cash pooling et à la planification de liquidité. Lucanet se connecte à SAP, Microsoft Dynamics, Oracle, DATEV et Sage, et met en avant une mise en œuvre portée par la finance, en 3 à 6 mois.
Lucanet revendique plus de 6 500 clients dans le monde et 25 ans d'expertise en finance et fiscalité. Lucanet propose le rapprochement intercos, le reporting de gestion, la BI, la planification des effectifs et la conformité Pilier 2. L'éditeur annonce plus de 300 adaptateurs ETL pour l'intégration des données et une couche d'IA (agents de workflow, interface conversationnelle Lucanet Lume). Clients cités : Allianz, Bayer, Volkswagen, Hannover Re, Trivago.
Tableau comparatif des logiciels de trésorerie 2026
Les chiffres et certifications sont ceux revendiqués par chaque éditeur ou repris par la presse spécialisée.
| Critère | Excel | Cashlab | Cegid Treasury | Kyriba | Diapason | Neofi | TIS | GTreasury | Agicap | Okimia | Taïga | Pigment | Board | Anaplan | Amelkis | EMAsphere | Payflows | Lucanet |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Siège social | Microsoft | Paris | Cegid (Lyon) ; ex-Cashsolve, racheté en 2021 | France 2004, siège aux États-Unis | Paris, 1990 | France 2006, Groupe Sixaxe | Allemagne, 2010 | États-Unis ; Ripple depuis 2025 | Lyon | Paris, 2020 (ex-Fygr) | Neuilly-sur-Seine, 2009 | France, 2019 | Suisse, 1994 | Royaume-Uni, 2006 ; Thoma Bravo depuis 2022 | France, plus de 20 ans | Belgique, 2015 | Paris, 2022 | Allemagne |
| Positionnement | Tableur | Outil de suivi et de prévisions | Outil de suivi et de prévisions | TMS | TMS | TMS | TMS | TMS | Outil de suivi et de prévisions | Outil de suivi et de prévisions | Outil de suivi et de prévisions | EPM | EPM | EPM | EPM | Reporting et pilotage financier | Suite finance (achats, paiements) | EPM (consolidation et planification) |
| Cible | Toutes tailles | ETI et grands comptes multi-entités | PME à groupes internationaux | ETI, grands groupes, multinationales | ETI, grands groupes, institutions financières | Grands comptes | Grandes entreprises | ETI à Fortune 500 | PME et ETI | TPE et PME | Groupes, de la PME au grand groupe | ETI, scale-ups, grands groupes | ETI et grandes entreprises | Grandes entreprises et multinationales | PME et ETI, cabinets comptables | PME et ETI | Plus de 300 salariés, ETI, grands groupes | Groupes de 50 à 5 000 salariés |
| Suivi quotidien de la trésorerie | Manuel | Multi-banques, multi-entités | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Soldes bancaires | ||||||||||
| Prévision court terme | Manuel | 13 semaines glissantes ; méthodes IA, engagé, statistique | 13 semaines glissantes | Prévisions IA | Analyses prédictives | Prévision mensuelle | Prévision IA | Jour, 13 semaines, annuel | Jour, semaine, mois | J+7, J+30, J+90 | Prévisions et cash flow à modéliser | Prévision des flux de trésorerie | Prévisions financières | Budget et prévisions | Prévisions glissantes | Planification de liquidité | ||
| Budget de trésorerie direct et indirect (TFT) | Manuel | Réconciliés dans un même module | Module Financial Planning | Liquidity planning annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Budget mensualisé à partir du P&L (méthode directe) | Non annoncé | Annoncé dans Budget, logiciel distinct | P&L et bilan à modéliser | Planification financière | États financiers intégrés | Non annoncé | |||
| États prévisionnels et covenants | Manuel | P&L, bilan, TFT, covenants, dette nette | États financiers prévisionnels, covenants | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Dette et placements | Dette | Non annoncé | Cash flow sur 12 à 36 mois | P&L, bilan | Planification financière | États financiers intégrés | Budget, business plan | Budget, consolidation | Non annoncé | Consolidation légale, planification |
| Analyse du BFR | Manuel | DSO, DIO, DPO, historique 12 mois | DSO, DPO | Fonds de roulement | Non annoncé | Non annoncé | Working capital | Non annoncé | Postes clients et fournisseurs | Non annoncé | Recouvrement | Working capital | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | DSO, DPO, BFR | Recouvrement | Non annoncé |
| Consolidation multi-entités | Manuel | Par entité et consolidé, multi-devises, intercos | Trésorerie groupe | Vision multi-comptes | Offre Entreprise uniquement | Multi-devises, intercos | Consolidation | Clôture et consolidation | Consolidation, devises, intercos | Consolidation multi-normes, intercos | Intercos, multi-devises | Non annoncé | Consolidation légale | |||||
| Connectivité bancaire | Aucune | API, EBICS T et TS, SWIFT, SFTP | SWIFTNet, EBICS TS, H2H | 10 000+ banques | SWIFT, EBICS, FTP | Multi-protocoles | 11 000+ options | 13 000 banques | DSP2, EBICS TS, H2H, SWIFT | 2 000+ banques, EBICS | Flux SWIFT, EBICS | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Connexions bancaires | 13 000+ connexions | |
| Connecteurs ERP | Imports manuels | Tous ERP par API ou SFTP | ERP multiples (pas d’API disponible) | SAP, Oracle, NetSuite, Dynamics | SAP, Oracle, Cegid, Microsoft, Sage | ERP hétérogènes | SAP certifié, Oracle, NetSuite, Dynamics | SAP, Oracle, NetSuite, Dynamics | 400+ ERP | Sage, Cegid, Pennylane, API | SAP, Oracle, Sage, Dynamics | Connecteurs natifs, API | ERP, BI, sources de données | ERP, grands livres | ERP, API, Power BI | 250+ connecteurs | Surcouche ERP | SAP, Dynamics, Oracle, DATEV, Sage |
| IA | Copilot (Microsoft 365) + add-in Excel (Claude…) | Prévision par machine learning, MCP (Claude, Gemini et autres…) | Non annoncé | IA agentique (TAI) | Module IA | Non annoncé | Prévision IA, assistant | Agents GSmart | IA, connexion à Claude | Prévisionnel IA, MCP | Non annoncé | Agents Analyst et Modeler | Agents FP&A et Controller, MCP | Agents par métier, dont trésorerie | Prévision, détection d’anomalies | Langage naturel, MCP | Agents IA | Agents, Lucanet Lume |
| Sécurité | Selon l'environnement | ISO 27001, CSA STAR, SOC 1 et SOC 2 Type II | ISO 27001, ISAE 3402 | Non annoncé | ISO 27001, SOC 2 Type 2 | ISO 27001 | ISO 27001, SOC 1 et 2 Type II | Non annoncé | Non annoncé | Hébergement en France | RGPD | ISO 27001, SOC 2 Type 2 | Non annoncé | Non annoncé | RGPD, hébergement européen | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé |
| Accompagnement et formation | Aucun | Experts trésorerie, formations Qualiopi | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Expertise bancaire et conseil | Non annoncé | Non annoncé | Account manager dédié | Expert dédié, formations incluses | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | Non annoncé | |
| Prix | Inclus dans Microsoft 365 | Sur devis | Non public | Non public | Non public | Non public | Non public | Non public | Non public | 69 à 104 € HT par mois ; Entreprise sur devis | Non public | Non public | Non public | Non public ; estimé dès ~200 000 $/an (Daf-Mag) | Non public | Non public | Non public | Non public |
Questions fréquentes sur les logiciels de trésorerie
Qu’est-ce qu’un logiciel de trésorerie ?
Un logiciel de trésorerie centralise les données bancaires et comptables d’une entreprise pour suivre ses soldes, prévoir ses encaissements et décaissements et construire son budget de trésorerie. Selon les solutions, il couvre aussi les paiements, la gestion des risques financiers ou la planification financière.
Quelle est la différence entre un TMS et un logiciel de prévision de trésorerie ?
Un TMS se concentre sur l’exécution : connectivité bancaire, paiements, risques de change et de taux. Un logiciel de prévision se concentre sur la visibilité et l’anticipation du cash, jusqu’au budget de trésorerie. Les deux peuvent coexister : le TMS fournit le réalisé, l’outil de prévision construit les projections.
Quelle est la différence entre la méthode directe et la méthode indirecte ?
La méthode directe projette les encaissements et les décaissements, par exemple en appliquant des délais de paiement aux rubriques du compte de résultat. La méthode indirecte, ou tableau de flux de trésorerie (TFT), part du résultat, corrige les éléments non monétaires et intègre la variation du BFR, les investissements et les financements, en lien avec le bilan prévisionnel. Réconcilier les deux rapproche le trésorier et le contrôleur de gestion.
Quel logiciel de trésorerie choisir pour une ETI multi-entités ?
Une ETI multi-entités a besoin d’une consolidation par entité et au niveau du groupe, d’une prévision glissante à 13 semaines et d’un budget de trésorerie en méthode directe et indirecte. Les outils de suivi et de prévision conçus pour les groupes couvrent ce besoin. Un TMS devient pertinent quand les paiements internationaux et la gestion des risques de change dominent.
Un TMS permet-il de construire un budget de trésorerie ?
La plupart des TMS étudiés mettent l’accent sur l’exécution et n’annoncent pas de budget de trésorerie en méthode indirecte. Un outil de prévision dédié peut compléter le TMS en récupérant ses données réalisées.
Combien coûte un logiciel de trésorerie ?
Les prix vont de quelques dizaines d’euros par mois pour les offres destinées aux PME à plusieurs dizaines de milliers d’euros par an pour les solutions de groupe. La plupart des éditeurs qui s’adressent aux ETI fonctionnent sur devis. Pour comparer, il est utile de demander le coût total sur trois ans, mise en place, formation et assistance comprises.
Combien de temps faut-il pour déployer un logiciel de trésorerie ?
Les délais annoncés vont de quelques jours pour les offres PME à six à huit semaines pour certains outils de groupe, et jusqu’à plusieurs mois pour les TMS et les plateformes EPM. Le nombre d’entités, les connexions bancaires et ERP et la complexité des modèles font varier la durée.
Peut-on garder Excel avec un logiciel de trésorerie ?
Oui. Le budget d’exploitation, souvent construit dans Excel, peut être importé pour être transformé en budget de trésorerie, et les exports restent disponibles pour les analyses ponctuelles. Le logiciel automatise la collecte des données et la production des prévisions.
Glossaire
- BFR (besoin en fonds de roulement)
- Montant nécessaire pour financer le décalage entre les encaissements clients et les décaissements fournisseurs et les stocks.
- Budget de trésorerie
- Plan des encaissements et décaissements prévisionnels sur une période donnée, en général mensualisé.
- Covenants
- Engagements financiers pris auprès des banques ou des investisseurs, mesurés par des ratios à respecter.
- DSO, DIO, DPO
- Délais moyens de paiement des clients, de rotation des stocks et de paiement des fournisseurs.
- EBICS
- Protocole sécurisé d’échange de fichiers entre une entreprise et ses banques (relevés, virements).
- EPM (Enterprise Performance Management)
- Plateforme de planification et de pilotage de la performance à l’échelle de l’entreprise.
- MCP (Model Context Protocol)
- Protocole qui permet à un assistant d’IA d’interroger les données d’un logiciel en langage naturel.
- Méthode directe
- Construction des prévisions de trésorerie à partir des encaissements et décaissements attendus.
- Méthode indirecte
- Construction des flux de trésorerie à partir du résultat, de la variation du BFR, des investissements et des financements.
- Prévision glissante (rolling forecast)
- Prévision mise à jour à intervalle régulier sur un horizon constant, par exemple 13 semaines.
- TFT (tableau de flux de trésorerie)
- État financier qui présente les flux de trésorerie d’exploitation, d’investissement et de financement.
- TMS (Treasury Management System)
- Logiciel de gestion de trésorerie centré sur l’exécution : connectivité bancaire, paiements, risques.
Suivi quotidien, prévision à 13 semaines et budget de trésorerie direct et indirect (TFT) réconcilié
Cashlab permet aux directions financières de piloter, prévoir et optimiser leur trésorerie et leur BFR, et de suivre leur dette nette et leurs covenants.
Sources
- Étude : PwC / DFCG, Priorités des directions financières 2026
- Panorama : Daf-Mag, Benchmarks DAF 2026 : outils de trésorerie, Daf-Mag, Top 5 des plateformes EPM 2026
- Cashlab : cashlab.fr
- Cegid : Cegid Treasury, Cegid Allmybanks, rachat Exalog (Finyear)
- Kyriba : kyriba.com
- Diapason : À propos, offre ETI
- Neofi : neofi-solutions.com
- TIS : tispayments.com, rachat Cashforce
- GTreasury : Ripple Treasury
- Agicap : agicap.com, offre ETI
- Okimia : okimia.com, tarifs
- Taïga : Cash Forecast, Budget, Pourquoi TAIGA
- Pigment : Pigment Finance, levée 2026 (Décideurs Magazine)
- Board : board.com/finance
- Anaplan : Anaplan Finance
- Amelkis : amelkis.com, Smarthys
- EMAsphere : emasphere.com
- Payflows : payflows.io
- Lucanet : lucanet.com